Mesdames, Messieurs,
L'année 2007 aura été une année assez
difficile pour les banques. Le monde est
engagé dans un processus effréné de
globalisation qui n'épargne pas l'Afrique.
La crise du crédit immobilier dite crise de
«subprimes» qui a secoué les plus grandes
banques de la planète, doublée de la hausse vertigineuse
du prix du baril de pétrole, sont à l'origine de la
crise économique mondiale apparue au deuxième trimes-tre 2007. Cette crise, qui se poursuit en 2008, risque à terme de gangrener dangereusement l'économie afr icaine.
Certaines banques parmi les plus puissantes du
monde n'ont été sauvées que grâce aux fonds souverains
asiatiques et Moyen Orientaux. Cette intervention a permis
jusqu'à présent d'éviter l'amplification de la crise,
réduisant de ce fait l'impact sur les économies Africaines.
C'est dans ce climat de crise généralisée que notre banque
a évolué au cours de l'année 2007. Nos résultats
n'ont pas été à la mesure de nos espoirs en raison surtout
de la nécessité de constituer des provisions suffisantes
pour dépréciation d'actifs imposée par notre politique
de prudence.
Malgré cette crise, notre modèle économique voulu par la communauté des fondateurs et des actionnaires
de la banque n'a pas changé. Nous avons continué à soutenir notre politique de banque citoyenne,
d'incubatrice de la micro entreprise, de financement des petites et moyennes entreprises, de leader dans
l ' innovation et surtout de partenaire efficace de l'entre p reneur africain qui gagne.
Avec l'évolution des exigences internationales dans le secteur bancaire, l'augmentation des fonds propres minima nécessaires pour toute structure bancaire, l'ambition de couvrir les principales places économiques en Afrique, notre banque est dans la nécessité de s'allier avec de nouveaux partenaires de premier rang.
C'est pour cette raison que nous avons depuis plus d'un an engagé des négociations avec la DEG (institution bancaire allemande de financement du développement) et espérons aboutir à un accord avant fin décembre 2008. Dans le même ordre d'idées nous avons initié avec la FMO, notre partenaire stratégique, la restructuration des unités existantes pour une plus grande eff icacité. Et pour compléter notre tour de
table, nous sommes en cours de négociation avec de potentiels partenaires asiatiques et espérons pouvoir aboutir en 2009.
Le 31 décembre 2007 marque la clôture du 2ème exercice de notre plan quinquennal 2006/2011, avec un total bilan de CFA 324 151 377 nous plaçant de ce fa it au troisième rang dans le classement du système bancaire camerounais. De plus, notre groupe bancaire, dans tous les pays où il est présent s'est toujours évertué par la force du travail à se hisser dans le trio de tête, position qui fait de nous une Banque panafricai ne de premier choix.
Nos résultats au 31/12/2007 sont arrêtés à 3,9 milliards de CFA contre 2,4 milliards en 2006, soit une augmentation de …..% ce qui nous permet d'allouer à nos actionnaires un dividende par action de 25 % pour l 'exercice 2007.
Les dépôts en compte d'épargne ont progressé d'environ 20 %, ce qui témoigne d'une grande confiance de notre clientèle en la stabilité et la bonne gestion de notre banque. Cette confiance, nous nous engageons à la mériter toujours davantage. C'est pour cette raison que la flamme de l'innovation que nous avons allumée au tout début de cette exaltante aventure s'active tous les jours et nous maintient en tête des banques innovantes, à la grande satisfaction d'une clientèle toujours plus exigeante.
Ces résultats encourageants ne doivent toutefois pas nous détourner de notre objectif principal, qui est de d e venir et de rester la banque panafricaine du 3è me millénaire. C'est pourquoi je voudrais insister sur les nouvelles batailles à engager et à gagner pour le futur.
La conquête du leadership au plan africain ;
- La valorisation du savoir et du savo i r- fa i re africain ;
- L' a ccroissement de notre rayonnement aux niveaux africain et mondial ;
- La consolidation de notre indépendance financière et technique.
Pour y parve n i r, la culture africaine devra demeurer le socle de notre philosophie d'action.
Enfin nous voulons re l ever pour le saluer le courage et l'abnégation de nos commandos qui n'ont épargné aucun effort pour atteindre les rés ltats déjà acquis.
Nous prions et exhortons Dieu Tout Puissant de décupler nos fo rces et notre courage pour nous hisser à la hauteur de nos batailles futures.
Le Président,
Dr Paul K. FOKAM